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Géographie des cimetières : marquages, changements culturels indigènes et inégalités sociales. Etu

Etude comparative concernant trois pays d'Amérique latine : Venezuela, Mexique, Chili.


Thèse de Camille VARNIER (ESO Caen)
Direction :
  • Jean-Marc Fournier, Université de Caen Basse-Normandie
  • Gustavo López-Ángel, Benemérita Universidad Autónoma de Puebla (BUAP)



Géographie des cimetières : marquages, changements culturels indigènes et inégalités sociales.

Etude comparative concernant trois pays d'Amérique latine : Venezuela, Mexique, Chili.

 

Sous la direction de Jean-Marc FOURNIER et Gustavo LOPEZ ANGEL.

 

 En français :

Curieusement, la géographie des cimetières n’a jamais fait l’objet de thèse, ni en France, ni à l’étranger. De plus, il n’existe que très peu d’articles et de travaux traitant de ce sujet. Or, ces espaces, riches de marquages sociaux et culturels, représentent des empreintes matérielles de la mémoire individuelle et collective qui existent dans tous les pays. En Amérique latine, l’étude des cimetières reflète en grande partie le monde des vivants : les rapports à la mort et au temps, les inégalités sociales très importantes, la grande diversité des rites et des croyances religieuses. Loin de se limiter à l’appréhension des cimetières comme miroir des sociétés, ce projet de thèse vise plus précisément à mettre en lumière des mécanismes et processus inhérents aux sociétés étudiées : jeux de pouvoir, logiques de domination, ségrégation, exclusion, etc. Pour cela, l’accent est mis sur les groupes indigènes qui restent aujourd’hui largement marginalisés et exclus. Par le biais des mobilités, on étudie les changements entre les rapports à la mort dans des espaces ruraux et dans les villes. En effet, en plus des identités culturelles, les modes d’appropriation de l’espace du cimetière varient en fonction des espaces géographiques dans lesquels les individus et les groupes sociaux s’inscrivent.

La méthode comparative retenue pour les trois espaces-laboratoires cherche à saisir les différences et ressemblances, en ce qui concerne la place occupée par les groupes indigènes, au sein de la société, entre un pays dit socialiste (le Venezuela), un pays dit libéral (le Chili) et un pays où le rapport à la mort est spécifique (le Mexique). La perspective de géographie sociale consiste à montrer comment les inégalités sociales se produisent et se reproduisent à travers et au-delà de la mort : la mise en évidence de ce que l’on pourrait appeler des inégalités sociales marquées dans l’espace pour l’éternité.

 

 En espagnol :

La geografía de los cementerios nunca ha sido el estudio de una tesis doctoral, ni en Francia, ni en otra parte del mundo. Además, existen muy pocos artículos o trabajos en relación a este tema. Sin embargo, estos espacios llevan muchos signos sociales y culturales, y representan elementos físicos de la memoria individual y colectiva que existen en todos los países. En América latina, el estudio de los cementerios refleja de manera general el mundo de los vivos: las relaciones a la muerte y al tiempo, las desigualdades sociales muy importantes, la grande diversidad de los ritos y creencias religiosas. El objetivo de este proyecto de tesis no es limitado a interpretar los cementerios como espejo de las sociedades. También quiere de revelar los mecanismos y procesos que pertenecen a las sociedades estudiadas: juegos de poder, lógicas de dominación, segregación, exclusión, etc. Para lograr este fin, se focaliza el estudio sobre los grupos indígenas que todavía se quedan en su mayoría marginalizados o excluidos. A través de las movilidades entre espacios rurales y ciudades, se analizan los cambios frentre a la muerte. De hecho, los modos de apropiaciones del espacio del cementerio y las identidades culturales cambian según los espacios donde los individuos y los grupos sociales viven.

La metodología comparativa escogida para los tres espacios-laboratorios, trata de mostrar las diferencias las diferencias y las similitudes en relación al lugar ocupado por los grupos indígenas dentro de la sociedad, entre un país socialista (Venezuela), un país liberal (Chile) y un país donde la relación con la muerte es muy específica (México). La perspectiva de geografía social tiene como objetivo mostrar como las desigualadas sociales se producen y reproducen a través y más allá de la muerte: lo que se podría llamar las desigualdades sociales inscritas para la eternidad en el espacio.