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L’autoproduction alimentaire des jardins familiaux : quelle contribution aux systèmes alimentaires locaux ?


Thèse de Léna JEGAT (ESO Caen)
Direction :
Financement :
  • MESR

Composition du jury :


    Au cours de l’année 2020, le monde fait face à une crise sanitaire de grande ampleur qui oblige de nombreux États à confiner leurs populations et à fermer une grande partie des lieux publics. Les jardins familiaux, d’abord interdits d’accès à l’échelle nationale sont ensuite réouverts localement, avant qu’une réouverture générale soit autorisée, au début du mois d’avril, au nom de la dépendance alimentaire aux jardins. Ces événements, largement relayés par la presse locale sont révélateurs de l’importance de la production potagère dans les espaces urbains. Largement méconnue, cette production potagère est aussi révélatrice de l’utilité sociale et environnementale des espaces verts urbains.

    Le projet de thèse propose de s’intéresser à ces espaces par l’entrée de l’autoproduction alimentaire. Il s’agit d’abord de questionner leur poids dans les systèmes alimentaires locaux. Cette étude est proposée sur trois terrains d’étude normands, les agglomérations de Rouen, Caen et Alençon. Elles présentent chacune des caractéristiques particulières qui rendent la comparaison pertinente : composition sociale, offre de jardins familiaux, politiques publiques locales... La démarche méthodologique proposée s’appuie sur la combinaison de méthodes quantitatives et qualitatives, les objets de recherche seront donc étudiés par diverses entrées. Le projet s’inscrit clairement dans une démarche de géographie sociale en y mobilisant les branches agricole, urbaine et culturelle mais se veut également transversale en mobilisant des connaissances issues de disciplines connexes à la géographie comme la sociologie, l’histoire, l’économie ou encore l’agronomie.

    Ce projet de thèse, qui fait suite au mémoire de recherche réalisé au cours de la première année de Master, s’intègre dans des réflexions actuelles tant d’un point de vue sociétal (nouveaux enjeux sociaux, relocalisation du système alimentaire, remise en cause du modèle alimentaire dominant...) que scientifique (l’agriculture urbaine et l’alimentation comme objets d’étude à part entière qui font l’objet de nombreuses recherches et programmes de recherche).